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Poirier

24 heures de vinyle #2

Suite au succès du premier marathon de vinyle tenu en décembre dernier, au cours duquel une quinzaine de DJs s’étaient relayés aux platines pendant 24 heures ininterrompues de musique, Lexis reprend l’initiative pour une seconde édition toute aussi épuisante.

L’entreprise paraissait inconcevable, irréelle, irréalisable. Comment parvenir à meubler une journée entière de musique sans donner l’impression de chercher à meubler du temps, sans devenir redondant dans les sélections, sans aliéner un public virtuel ? C’est pourtant le défi qu’ont relevé avec brio les artistes invités à présenter un échantillon de leur collection de vinyles, dans un ordre savamment choisi par Lexis, à la fois musicien et chef d’orchestre de l’évènement.

Tâche de programmation d’autant plus importante que l’enchaînement des sets se devait d’être logique et fluide, telle une seule écoute qui amène l’auditeur d’un endroit à un autre sans qu’il soit à même de distinguer les transitions. Et c’est là qu’entrent en scène les invités sélectionnés parmi les acteurs de la métropole partageant le même esprit de partage de bonne musique, de morceaux rares et de compositions oubliées. À l’image de la plateforme Music Is My Sanctuary, les contrastes des genres, la variété des tempos, la généalogies et l’histoire des registres se sont emboîtés au fil de ces 24 heures, alors que les sélecteurs se sont succédés aux tables tournantes en présentant un volet du patrimoine musical gravé dans leur collection personnelle.

C’est ainsi que l’on a eu droit, dans le cadre de la première édition, aux performances de quelques artistes tels que Christian Pronovost qui a lancé le bal avec une sélection surprenante venue d’une autre dimension, que Doc’trin et Phil Sparkz qui ont tenu les auditeurs éveillés toute la nuit avec leurs pas de danse ou que Scott C et DJ Naes qui ont réalisé une brillante transition entre jazz et hip-hop. Jacques Greene et Seb Diamond ont également laissé leur marque au cours de cet évènement, avec leur tag-team au cours duquel on a fait la découverte de vinyles de Lil’ B, tout comme on a fait la découverte de la collection modeste mais ô combien riche de Poirier.

Une écoute continue, naturelle, entraînante et cultivée, qui n’est jamais tombée dans la surdose sensorielle de laquelle on devient parfois victime lors de sets qui tentent d’en faire trop pour le temps qui leur est alloué. Le rythme toujours juste pour la nature des compositions sous l’aiguille, de la façon dont elles étaient destinées à être jouées.

C’est dans la même lignée que se dessine la seconde édition de l’évènement, qui débutera ce vendredi 3 février à 20h pour se terminer le lendemain à la même heure. Elle mettra ce fois en vedette Lexis, Poirier, Simahlak, Mossman, Scott C, HGLDT, Skinnybones, Bliss, Brace, Manzo, Seb Diamond ainsi que Sevdee, live en audio et en vidéo sur www.musicismysanctuary.com/mims-24-hours-of-vinyl-part-deux.

Pour davantage de détails, consulter la page facebook de l’évènement.

Music Is My Sanctuary – 24 heures de vinyle

À l’époque où la « disposabilité » et la volatilité des productions musicales atteignent un seuil encore inégalé dû à l’accessibilité des moyens de productions, le principe de Darwin s’applique de façon plus tranchante que jamais.

Alors que des mouvements musicaux naissent et meurent en l’espace de quelques mois à peine, seuls les plus adaptés – ceux qui observent ce qui se trame avec une certaine perspective inhérente à l’expérience – parviendront à évoluer pour poursuivre leur lignée. Mais parce qu’il est parfois nécessaire de revenir sur ces pas afin d’aller de l’avant, muer vers une nouvelle identité ne signifie pas qu’il faille réinventer la roue pour poursuivre son chemin. Faire du neuf avec du vieux, réutiliser l’héritage du passé ou utiliser ce langage culturel avec lequel tous sont familiers semblent être des moyens qui s’inscrivent naturellement dans l’ère du temps. Un véhicule approprié pour faire le point sur ce qui a été accompli au cours des dernières années.

Si la dernière décennie à mis au monde une panoplie de genres « exploratoires » diamétralement opposés, que l’on pourrait associer à la fougue de la jeunesse d’une nouvelle génération d’artistes qui voulait s’affirmer en se démarquant des précédentes – comme toutes celles avant elle, peut-être assiste-t-on maintenant au début du retour du balancier. Après avoir exploré toutes les permutations possibles de fréquences, de tempos, de structures, de surimpressions et d’oppositions, peut-être le temps est-il venu de retourner au dénominateur commun de ces spectres. Peut-être se dirige-t-on aujourd’hui vers une nouvelle interprétation des formules qui ont connu le succès par le passé, revues à la lumière des connaissances acquises au fil de ses expériences. Le ralentissement des BPM observé à quelques occasions en 2011 formera peut-être ainsi les fondations sur lesquelles la prochaine itération de réingénierie des sons s’orchestrera.

Si l’on a encore le temps de se perdre en conjectures quant à l’avenir dans l’état actuel des tendances, on ne peut cependant pas ignorer les directions que prennent certains de ceux qui ont participé d’une façon ou d’une autre à l’éveil d’un mouvement au Québec au cours des dernières années. Si certains ont investi beaucoup d’énergie à ramer à contre-courant des normes établies pour tenter d’amener davantage de diversité à des niches hétérogènes bien définies, d’autres sont quant à eux parvenus à naviguer à travers ce dédale sans perdre leur chemin.

Parmi ceux-ci, on peut ainsi citer en exemple les récentes réalisations – et les discographies – d’Alaclair Ensemble, de Jacques Greene, de Poirier et de Naes, tout comme on peut citera la constance d’autres artistes tels que Bowly, Luv, Andy Williams et Scott C ou encore la dévotion d’autres polyvalents artistes en périphérie tels que Rilly Guilty, Seb Diamond, Tronald Trump ou Lexis.

C’est ainsi pour célébrer les contributions communes de nombreux de ces acteurs qu’il se retrouveront au même endroit cette fin de semaine, alors qu’ils diffuseront un DJ set de vinyl de 24 heures depuis les quartiers généraux de Music Is My Sanctuary. Une contrainte qui les forcera peut-être dans certains cas à faire tourner du matériel d’une nature différente de leurs propres compositions, mais qui permettra d’exposer l’étendue de leurs inspirations, qui les a amené là où ils sont aujourd’hui.

Diffusé en ligne, Boiler Room-style, à partir de vendredi soir sur www.musicismysanctuary.com.

Naes & Ephiks – The Magic Touche by 10kilos.us

Turboslow vol.1 by Poirier

Karnival v.14

Il s’est écoulé deux ans depuis le dernier passage de DJ /rupture à Montréal, au cours desquelles l’artiste a quelque peu revu sa position au sein l’univers musical. En effet, si l’artiste est toujours actif sur scène, on sent que son intérêt pour la recherche et l’analyse des courants actuels s’est accru au cours des dernières années.

À une époque où la quantité de nouvelles compositions atteint des sommets inégalés dans l’histoire grâce à la démocratisation des moyens de production qui permettent maintenant à tout créateur de transformer sa chambre en studio d’enregistrement, le flux de contenu est tel qu’en faire la simple collecte est devenu un emploi à temps plein. Avec cette démocratisation internationale des techniques de production est apparue une nouvelle approche créative, les artistes ayant la possibilité de se laisser influencer par le travail d’autres artistes situés de l’autre côté du monde. Les rythmes et structures traversent ainsi les frontières, offrant ainsi aux artistes la possibilité de réinventer les rythmes traditionnels de leur folklore à la lumière des influences d’ailleurs, tout en demeurant près de leur propre code culturel.

C’est au coeur de cette nouvelle dimension musicale que s’illustre DJ /rupture, lui-même issu du mélange peu orthodoxe de drum and bass, de jungle, de hip-hop et de “musique du monde” à la fin des années ‘90. Un intérêt qui se concrétise à la fois sur son label (Dutty Artz), son émission de radio à l’antenne de WFMU et sur son blog, Mudd Up!, véritable point de convergence de toutes ces branches complémentaires de diffusion de musique.

Et comme consolation pour le choix déchirant qu’il avait fallu faire lors de la dernière visite de /rupture à Montréal – en même temps que la première édition de Karnival Poirier et lui seront cette fois les seuls DJ à se produire sur la scène du Belmont, ce vendredi 21 octobre. Boogat offrira également une performance live, où l’on peut s’attendre à assister à l’une des premières prestation publique des pièces de son EP très remarqué intitulé Pura Vida paru la semaine dernière sur le label de Masala.

Un grand bal festif d’ambassadeurs de cette version 2.0 de la musique du monde.

Pour davantage d’information, consulter la page facebook de l’évènement ou les sites web des artistes de la soirée :

Early May features

Poirier‘s West coast tour flyer, with a photo from Karnival v.9:

Poirier, West coast tour - May 2011

Rilly Guilty‘s profile picture for his Piknic Électronik artist bio, taken during Mary Anne HobbsRoad Warrior tour last week at Club Lambi:

À venir : Karnival v.10

De retour au Belmont depuis l’édition précédente de Karnival qui avait accueilli DJ Lexis et Schlachthofbronx dans une ambiance électrisante, Poirier sera rejoint par Sweet Daddy Luv et DJ Kentaro de la grande famille Ninja Tune pour la dixième édition de la soirée, ce vendredi 22 avril. Kentaro, attrapé au bond au cours de sa tournée mondiale, mettra pour la première fois les pieds au Canada dans le cadre de ce rendez-vous de rythmes d’ici et d’ailleurs, revus, fusionnés et redéfinis entre les mains des artistes invités.

Signé sous l’étiquette Ninja Tune comme Poirier, le turntablist japonais jouit d’une réputation enviable au sein de la scène mondiale grâce au talent qu’il possède pour manier les platines et sélectionner les morceaux les plus spectaculaires. C’est ce talent qui lui a valu de remporter de nombreux prix lors des plus grandes compétitions internationales telles que le DMC, où il a été couronné champion en 2002 et a terminé en troisième position lors de l’édition de 2003. Œuvrant principalement dans le hip-hop et le drum and bass — contrairement à Kid Koala, également signé sous Ninja Tune, qui se produit davantage dans les sonorités jazz mixées à une vaste sélection d’échantillons de toutes origines — Kentaro entreprendra une démonstration de son savoir-faire sur la scène du Belmont pour cette seule performance canadienne à son agenda. Polyvalent et énergique, il est l’un de ces artistes à offrir une performance tant auditive que visuelle grâce à ses techniques et à son style unique, dans un domaine où plusieurs aspirants à son titre ne sont en mesure de livrer qu’une prestation unidimensionnelle.

Sweet Daddy Luv débutera la soirée avec le mélange de beats classiques d’hier et des tendances d’aujourd’hui qui a fait sa marque sur la scène montréalaise depuis le début des années 90. Après avoir contribué aux opérations nord-américaines du même label et participé à de nombreux évènements ici et ailleurs en tant que DJ et producteur, il jongle à présent entre ses diverses résidences — dont Thump, la plus récente, au CFC — et entre les collaborations avec ses pairs — dont Jazz Amnesty Sound System avec le DJ Andy Williams.

Un incontournable pour les amateurs de hip-hop, de turntablism, de basses et de rythmes à faire danser des salles d’attente d’urgence, avec des invités de marque pour célébrer cette 10e édition de Karnival.

Pour davantage d’information, consulter la page facebook de l’événement ou le site des artistes présents lors de la soirée :

L’ADISQ est-elle à l’écoute ?

C’est la question que pose Poirier sur son site :

L’ADISQ prétend sur son site web travailler « à la survie et à l’épanouissement, au Québec, d’une production musicale indépendante, forte, originale et innovatrice ». Ce n’est malheureusement pas le cas. Les règles de l’ADISQ concernant le processus de nomination pour son gala empêchent une digne représentation de la réalité et de la vitalité de la scène musicale québécoise.

Malgré les récents efforts de l’ADISQ, qui a créé un tarif spécial pour les producteurs ou associés de la relève et permis la mise en nomination de non-membres, le fait demeure que le gala ignore tout un pan de la scène musicale « made in Québec ».

Quand on compare le gala de l’ADISQ à celui des Junos, l’équivalent canadien, force est de constater que ce dernier est beaucoup plus inclusif et représentatif de sa scène parce qu’il peut n’en coûter que 50$ pour les non-membres pour s’inscrire par catégorie. Il en coûte pratiquement 4 fois plus à l’ADISQ, soit 190$ pour une nomination d’un non-membre ayant vendu moins de 2500 copies. Si l’on vend plus de 2500 copies, le tout se complique drôlement car il faut être membre: des frais qui varient entre 275$ et 1350$, ce à quoi s’ajoutent les 95$ pour la nomination dans chaque catégorie.

L’ADISQ a rapidement besoin d’une sérieuse refonte si elle veut réellement représenter la scène musicale d’ici. Pendant ce temps, des artistes québécois se tournent vers les Junos pour bénéficier de ce que l’ADISQ n’est pas en mesure d’offrir: une juste vitrine.

Ghislain Poirier
(Poirier – DJ/producteur)

Karnival v.9

Le temps d’un touch and go à Montréal entre quelques jours passés à Austin dans le cadre du SxSW et une escale à Toronto où il était nominé aux Junos dans la catégorie de l’album de musique électronique de l’année, Poirier a trouvé le temps de se produire à Montréal à l’occasion d’un autre Karnival. Une autre édition endiablée, qui passera le cap des deux chiffres lors de sa prochaine édition, signe du succès de l’évènement devenu un rendez-vous mensuel.

Cette dernière édition a débuté sous la tutelle de DJ Lexis, l’autre moitié du duo que ce dernier forme avec Rilly Guilty lorsqu’ils prennent d’assaut le nightlife de Montréal une fois la nuit tombée. Les deux se sont distingués du reste de la scène montréalaise actuelle par leur dévouement à la cause de la musique électronique en invitant des artistes étrangers juste avant que la vague de leur popularité ne déferle sur les berges de la portion « mainstream » de l’underground. Entreprise certes risquée, c’est néanmoins ce que Lexis et Guilty sont parvenus à faire avec succès depuis maintenant plus d’un an en investissant tour à tour les salles de la métropole où ils se sont fait offrir tant résidences mensuelles que soirées ponctuelles, et qu’ils utilisent comme médium pour pré-façonner la scène avec une longueur d’avance.

Ce travail de défrichage pour frayer un chemin aux nouvelles tendances et aux artistes en émergence s’accomplit également en ligne, grâce au portail MusicIsMySanctuary.com où podcasts aussi bien que portraits d’artistes d’ici et d’ailleurs contribuent à préparer le terrain aux prochaines générations d’artistes tout en revisitant certains classiques du passé. Un travail d’envergure que les plus grands festivals qui se tiennent en ville à l’année longue ne commencent qu’à reconnaître, malgré les risques que prend le duo et l’équipe qui l’entoure en préparant le terrain de la ville pour les plus grands joueurs. On n’a qu’à penser à certains de leurs derniers invités des derniers mois tels que Mary Anne Hobbs, Mount Kimbie ou prochainement à Dorian Concept ou encore à Lone.

C’est ainsi à l’image de cette entreprise que DJ Lexis a débuté la soirée de ce neuvième Karnival avec une sélection qui refléterait le reste de la soirée, comme la base d’un crescendo de rythmes et de mélodies. A suivi l’infatigable Poirier, avec la collaboration de Mr OK et de Boogat, deux des MC qui l’accompagnent depuis les premières éditions de ce rendez-vous. Le set du DJ et producteur a même été accompagné d’une performance live de L’Xtrmst​.​Zen, venu interpréter le rigodon réinventé ZiggyZa ZiggyZi, première parution à sortir sur le netlabel de Poirier dédié exclusivement aux singles.

Les deux allemands de Schlachthofbronx ont terminé le bal avec la même énergie sur scène que celle qui transcende de l’écoute de leurs productions, et que l’on espérait ardemment voir se concrétiser live. Depuis le quartier de Munich qui a donné son nom à la formation, ces deux germanophones se sont taillé une place de choix au sein d’une vaste scène aux influences et aux déclinaisons si larges et nombreuses qu’il devient difficile de la classifier. Il suffira de dire que leurs airhorns sont parvenus à les identifier suffisamment pour que les leurs arborent le logo de la formation, autre élément qu’ils ont en commun avec Ghislain Poirier, dont la prononciation est impossible pour les étrangers. C’est ainsi dans une orchestrations de klaxons qu’il produisent leur kuduro, leur soca, leur kwaito ainsi que leur baile funk, avec la collaboration de vocalistes de renom tels que Slush Puppy Kids, MC Gringo ou encore MC Nem.

Après une année 2010 très prolifique au cours de laquelle le duo a enregistré deux EP sous l’étiquette Man Recordings en plus d’un autre sous Mad Decent, administré par nul autre que Diplo, les Schlachthofbronx entament 2011 dans la même direction, avec une apparition au SxSW et une première tournée nord-américaine qu’ils entreprennent présentement.

On s’attendait à une performance énergique de la part des allemands, à l’image du rythme frénétique qui anime les nombreuses mixtapes sur lesquelles on a pu les entendre au cours des dernières années. Le défi à relever est grand, surtout lorsque sa musique sort parfois hors de son agencement créatif lorsqu’elle se retrouve sur des mixtapes produites par d’autres, au milieu de noms internationalement connus. Mais le duo a donné une performance en tout point semblable à ce que l’on attendait de sa part. Énergique, rythmée et éclatante.

Pour davantage de détails sur les artistes présents à cette soirée :
poiriersound.com
schlachthofbronx.net
musicismysanctuary.com

***

La prochaine édition du Karnival se tiendra le 22 avril prochain, avec comme invité spécial DJ Kentaro, lui aussi signé sous l’étiquette Ninja Tune, qui viendra du Japon avec sa maîtrise des platines pour démontrer l’étendue de son savoir-faire. La première partie sera assurée par Sweet Daddy Luv.

D’ici à ce prochain rendez-vous, un autre artiste du réputé label Ninja Tune sera aussi de passage au Belmont le mardi 5 avril prochain lorsque Daedelus se produira en compagnie de Tokimonsta et de Shlohmo dans le cadre du Magical Properties Tours 2011. L’homme au style victorien armé de son Monome du futur sera en ville pour faire la promotion de son plus récent album, Bespoke, maintenant disponible en ligne.

Pour davantage de détails sur cette soirée, consulter la page facebook de l’évènement.

Album complet de l’évènement